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Ibn Qayyim Al Jawziyya est un savant reconnu à travers les siècles et les générations pour avoir été brillant. Effectivement, il s’est distingué dans sa profonde maîtrise de la science islamique. Dans sa vie, il a été un des disciples d’Ibn Taymiyya. Et on a dit que parmi ses célèbres élèves, il était celui qui avait le plus de science parmi eux. Ibn Qayyim Al Jawziyya avait obtenu une part de savoir dans toutes les branches. Il était une personnalité droite et était particulièrement connaisseur de tout ce qui relève de l’âme et du cœur. Grande figure spirituelle et méditative, Ibn Al Qayyim a touché au fond de bien des sujets. C’est pourquoi, Les Joyaux d’Arabie met ici en lumière sa biographie, source de méditation pour la Umma.
Ibn Al Qayyim est né le septième jour du mois de Safar de l’an 691 de l’Hégire. Son nom complet est celui de Muhammad ibn Abi Bakr ibn Ayyub az-Zar’i ad-Dimashqi. On peut également le nommer Muhammad ibn Abi Bakr ibn Ayyub ibn Sa’d ibn Hariz. En effet, la majorité des sources s’accordent pour remonter jusqu’au troisième grand-père (Hariz), tandis que certaines s’arrêtent au premier grand-père (Ayyub). Az-Zar’i fait référence à la tribu et au village duquel sa famille était issue. Et le village de Zar’, dans lequel il serait né, est l’un des villages du Hawran. Il correspond à l’actuelle ville d’Izra’ dans la province de Deraa. Cette ville se situe à 32 km de Deraa et à 96 km de Damas. Autrefois appelée Zarafa, puis Zar’, elle comptait à l’époque 3226 habitants. Cependant, d’autres affirment qu’il est né à Damas.
La kunya d’Ibn Al Qayyim est celle de Abu ‘Abdillah. d’après son fils ‘Abd Allah. Par ailleurs, ce grand érudit fut aussi surnommé Ibn Qayyim al-Jawziyya en référence à son père. Ceci, car ce dernier avait la fonction de qayyim (administrateur, directeur) à l’école al-Jawziyya à Damas. Ainsi, sa descendance et ses petits-enfants furent connus par ce surnom, et chacun d’eux était appelé Ibn Qayyim al-Jawziyya. Ce phénomène est courant : on nomme souvent un homme d’après le métier ou la fonction de son père ou de son grand-père. Et souvent on l’appelle simplement « Ibn Al Qayyim », surtout chez les contemporains. Quant à l’école Al-Jawziyya, il s’agit de celle fondée par Yusuf ibn ‘Abd Ar-Rahman ibn ‘Ali al-Jawzi. Enfin, son titre de Shams ad-Din, souvent abrégé par les contemporains en « Ash-Shams » reflète la lumière de sa science.
Ibn Qayyim Al Jawziyya grandit dans un environnement pieux et savant. Cet environnement sain façonna sa personnalité et dès son jeune âge, il commença à étudier. Effectivemment, il commença à rechercher le savoir dès l’âge de sept ans. Ainsi, il suivit de nombreuses leçons de différents savants à Damas. Et parmi ses enseignants, il y eut Ash-Shihab al-‘Abir. Quant aux capacités intellectuelles d’Ibn Al Qayim, dès sa jeunesse elles étaient multiples et on en retient :
Tout cela explique comment il est devenu un savant reconnu en peu d’années.
La ville de Damas joua un rôle crucial dans l’épanouissement et l’apprentissage d’Ibn Qayyim Al Jawziyya. Cela, car elle abritait de nombreux centres d’enseignement et de rayonnement intellectuel :
Et il y avait dans cette capitale du monde islamique des savants réputés et des bibliothèques immenses.
La rencontre entre Ibn Qayyim Al Jawziyya et Ibn Taymiyya fut un tournant décisif dans la vie du jeune savant damascène. Elle eut lieu vers l’an 712 de l’Hégire, alors qu’il était encore en pleine formation. Dès lors, il s’attacha étroitement à Ibn Taymiyya et demeura à ses côtés pendant environ seize années, jusqu’à la mort de son cheikh, en 728 H. Mais il ne se contenta pas d’assister à ses cours :
Cette relation transforma même sa pensée juridique, théologique et spirituelle. À travers cette proximité constante, Ibn al Qayyim assimila une approche rigoureuse des textes et développa une personnalité scientifique forte.
Ibn Hajar al ‘Asqalani a décrit Ibn Qayyim Al Jawziyya en ces termes :
« Il était audacieux, savant, connaisseur des divergences et des écoles des prédécesseurs. L’amour pour Ibn Taymiyya dominait son cœur au point qu’il ne s’écartait jamais de ses positions et le défendait en tout. Il a affiné ses livres et diffusé son savoir. »
Cela, notamment dans le choix du madhhab hanbalite alors qu’il était issu du madhhab shafi’ite. Mais aussi, dans la correction de certaines erreurs qu’il avait pu commettre.
Chams Ad-Dine était tellement reconnaissant envers Ibn Taymiya qu’il composa ces vers :
« Ô vous, mon peuple ! Par Allah l’Immense, voici un conseil »
« D’un homme compatissant, d’un frère qui vous veut du bien. »
« J’ai éprouvé tout cela et je suis tombé,
dans ces filets, alors même que je croyais avoir des ailes. »
« Jusqu’à ce que Al Ilah, par Sa grâce, me fasse rencontrer,
celui que ni ma main ni ma langue ne sauraient récompenser. »
« Un grand savant venu de la terre de Harran,
sois le bienvenu, toi qui es venu de Harran ! »
« Qu’Allah le récompense comme il en est digne,
par le Paradis en tant que refuge et l’agrément divin. »
« Ses deux mains prirent la mienne et il marcha sans dévier,
Jusqu’à me montrer l’aube naissante de la foi. »
Chams Ad-Dine reçut son éducation linguistique auprès d’enseignants éminents de son temps. Par conséquent, cela façonna profondément sa maîtrise de la langue arabe. Muhammad ibn Abi al-Fath al Ba’labakki lui transmit une solide connaissance des sciences religieuses et de la rhétorique arabe. Ainsi, il lui instaura les bases de son érudition dans ce domaine. Ensuite, Majd ad-Din at-Tunisi, connu sous le nom d’Abu Bakr ibn al Qasim, fut son guide en récitation et en grammaire. Grâce cet enseignement, Ibn Qayyim Al Jawziyya développa une capacité exceptionnelle à exprimer la théologie avec précision, clarté et profondeur.
Abu ‘Abdillah étudia la science du hadith auprès de nombreux érudits. Parmi eux :
Il étudia ainsi auprès de très nombreux savants ce domaine de la religion.
Ibn Qayyim Al Jawziyya consacra sa jeunesse à l’étude approfondie du fiqh auprès de savants renommés de son époque. Parmi ses enseignants figure ibn Taymiyya, dont la pureté doctrinale marquèrent profondément le jeune érudit. Il apprit également auprès d’Al Majd al Harrani, un juriste hanbalite réputé pour sa précision dans l’interprétation des textes. Enfin, Ibn Qayyim suivit les enseignements de Sharaf ad-Din ibn Taymiyya, frère d’Ibn Taymiyya. Ces études auprès de ces savants d’exception furent déterminantes pour le développement de ses connaissances. Ceci eut pour effet d’allier profondeur juridique et spiritualité éclairée.
Le père d’Ibn Al Qayyim, joua un rôle déterminant dans sa formation religieuse, notamment dans le domaine délicat des droits successoraux. Effectivement, Abu Bakr ibn Ayyub lui transmit les connaissances théoriques sur la répartition des héritages. Mais aussi, la méthode rigoureuse d’interprétation juridique et de raisonnement logique. Grâce à cette éducation, son fils développa une solide compréhension des obligations et des droits des héritiers. Grâca à cela, il posséda une forte capacité à résoudre des questions complexes en matière de succession.
Voici une liste de savants auprès desquels le jeune cheikh étudia la jurisprudence islamique :
Ainsi, dès sa jeunesse, il s’entoura de chouyouks éminents représentant différentes écoles et disciplines du fiqh.
Abu ‘Abdillah a exercé de nombreuses fonctions dans le domaine religieux et scientifique. Il s’est distingué par son enseignement aux étudiants en guidant leur compréhension des textes religieux (ta’lim/tadhris). Il a également occupé le rôle d’imam, dirigeant les prières et incarnant un exemple spirituel pour la communauté. Par ses prédications, il exhortait les fidèles à la piété et à la droiture. Reconnu pour sa compétence en jurisprudence, il émettait aussi des avis juridiques répondant aux questions de ses contemporains (fatawa/ijtihad). Enfin, il s’est consacré à l’écriture et à la composition d’ouvrages (ta’lif/tasnif). Par ceci, il a laissé une œuvre riche et influente qui continue d’inspirer les chercheurs et étudiants.
En parallèle de ses fonctions, Ibn al Qayyim faisait aussi de la prédication. Ibn Kathir rapporte qu’en 736 H, il donna un sermon le vendredi dans la mosquée construite par Najm ad-Din ibn Khalikhan à Damas. Et ceci se passa devant de nombreux notables et habitants. Et il fut le premier à prêcher dans cette mosquée, comme le confirme Ibn Badran. Mais il est aussi possible qu’il ait prêché avant cette date.
La prolifération des écoles à Damas à son époque reflétait la vitalité de la vie scientifique. Ces écoles, dirigées par de grands savants, fonctionnaient comme des universités modernes. Elles avaient en effet un système d’enseignement similaire à celui de nos universités contemporaines. Ibn Qayyim Al Jawziyya participa activement à cette mission d’enseignement. Les sources rapportent qu’il enseignait à l’école As-Sadriya. Quant à Ibn Kathir, il précise qu’il y commença son enseignement en 743 H, le 6 du mois de Safar. Il continua à enseigner dans cette école jusqu’à la fin de sa vie, ce qui représente environ huit années documentées. Mais il est probable qu’il ait commencé à enseigner avant cette date, comme le suggère Ash-Sakhawi.
Ibn Qayyim Al Jawziyya dirigea la prière à l’école Al Jawziyya, où son père était directeur. Et cette fonction lui valut une grande réputation, comme le mentionnent Adh-Dhahabi et Ibn Kathir. Et ibn Rajab précise que sa durée d’imamat fut longue.
Grâce à ses connaissances pointues, à sa notoriété et à son intégrité, Ibn Qayyim Al Jawziyya était consulté pour délivrer des fatwas. En effet, plusieurs de ses contemporains ont attesté de cela et ont loué son excellence en la matière :
Ce dernier, très célèbre pour sa connaissance des biographies des savants, a dit à son égard qu’il était :
« L’imam, le mufti, le savant accompli. »
Ibn Qayyim rendait ses fatwas avec courage et vérité. Et cela, même s’il devait subir parfois des persécutions et des détentions pour certaines de ses décisions.
Abou ‘Abdillah engageait aussi des débats avec les adversaires de la Sunna et les détracteurs de l’islam. Ceci, car il considérait cette façon de faire comme une forme de combat intellectuel pour défendre la Vérité. Et cela était pour lui une belle occasion de développer toute la force de son argumentation avec les preuves qu’il avait. Il débattait notamment avec certains théologiens rationalistes, des groupes hétérodoxes et des penseurs influencés par la philosophie grecque. Concernant les Gens du Livre, il possédait de grandes connaissances sur leurs religions. A ce titre, il a même écrit le livre de réfutation : Hidayat al Hayara (La guidance des perplexes).
Après que Chams Ad-Dine eut acquis beaucoup de connaissances à Damas, il entreprit de voyager. Même si les sources ne détaillent pas abondamment ses voyages, il est certain qu’il voyagea. Et il faut savoir qu’en islam, l’objectif du voyage est double :
Si ces deux objectifs sont présents dans le pays et absents ailleurs, le voyage n’apporte aucun bénéfice. S’ils sont présents dans les deux, alors il faut commencer par acquérir le savoir de son pays avant de voyager. Et à l’époque d’Ibn Qayyim Al-Jawziyya, il n’y avait plus besoin de voyager pour rapporter les chaîne de hadith.
Ibn Qayyim voyagea en Égypte, notamment au Caire. Et ce départ correspond au moment où Ibn Taymiyya fut arrêté en Syrie, puis envoyé au Caire. C’est là d’ailleurs qu’Ibn Taymiyya fut emprisonné, et il le suivit dans certaines de ses épreuves. De fait, il fut lui-même emprisonné à plusieurs reprises en raison de ses positions théologiques. La capitale égyptienne était alors un grand centre scientifique sous les Mamelouks. En Egypte, il entra aussi en contact avec des médecins, et cela lui apporta beaucoup sur le plan culturel. Al Maqrizi a dit à propos de ses voyages en Egypte :
« Il se rendit au Caire à plusieurs reprises. »
Sham ad-Din s’est rendu en Palestine, à Bayt Al Maqdis, au cours de sa vie. Lors de ce déplacement, il a profité de l’occasion pour prier à la mosquée d’Al Aqsa. Il a également vu d’autres sites historiques et religieux de la ville, soulignant l’importance spirituelle de Jérusalem pour les musulmans. Ce voyage reflète son profond attachement à l’adoration, ainsi qu’à la visite de ce lieu saint.
Ibn Qayyim Al-Jawziyya a accomplit plusieurs fois le pèlerinage à La Mecque. Il est rapporté que lorsqu’il s’y rendait, il pouvait y rester pour une longue période. Il profitait aussi de sa présence en ce lieu saint pour accomplir certains de ces travaux scientifiques. Par exemple, il a rédigé son livre Miftah dar as-Sa’ada dans l’enceinte de la Ka’ba. Par ailleurs, il est possible qu’il est assisté là à des cercles de science auprès de savants de la péninsule arabique.
On sait qu’Ibn Qayyim Al Jawziyya est allé dans la ville de Ba’labakka, puisqu’il l’a dit lui-même. Mais on ne sait pas exactement ce qu’il y a fait, hormis le fait qu’il a eu des cheikhs sur place.
Il faut savoir qu’à l’époque où il vivait, il y avait aussi des oppositions doctrinales avec lui au sein du pouvoir. Et donc, même si Damas était une ville de science, la société était aussi marquée par des idées étrangères et des pratiques innovées. Dans ce contexte, il était difficile de faire entendre à certains la voie de la Vérité et de la rectitude. Les problèmes devinrent alors inévitables. Alors, des adversaires d’Ibn Qayyim Al-Jawziyya se dressèrent contre lui. Ils multiplièrent à son encontre des complots et des intrigues, comme ils l’avaient déjà fait auparavant à l’encontre d’Ibn Taymiyya.
L’érudit Ibn Qayyim Al Jawziyya fut éprouvé à cause des fatwas suivantes :
Ces positions provoquèrent des tensions avec les juges, notamment avec le qadi As-Subki. Mais heureusement, un accord de réconciliation fut finalement conclu entre eux en 750 H.
Parmi les innovations répandues à cette époque, figurait le fait de voyager vers la tombe d’Ibrahim, que la paix soit sur lui. Et cette innovation se faisait dans une intention de rapprochement d’Allah.
Ibn Al Qayyim s’éleva alors contre cette pratique, en dénonçant son opposition à la Sunna. Ses adversaires s’attaquèrent alors à lui, lui causèrent du tort, et il fut emprisonné pour cela. Ses adversaires déformèrent la fatwa d’Ibn Taymiyya en prétendant qu’il interdisait toute visite des tombes des prophètes. Il fut battu, exposé publiquement sur un âne dans Damas, puis incarcéré. Al Hafiz adh-Dhahabi a dit :
« Il fut emprisonné un certain temps et maltraité pour avoir dénoncé le voyage vers la tombe d’Al Khalil. »
Par ailleurs, il semble que ce soit à cette occasion qu’il fut emprisonné avec Ibn Taymiyya à la citadelle de Damas. On était en alors en l’an 726 de l’Hégire.
Ibn al Qayyim, possédait une bibliothèque riche et soigneusement constituée. Elle rassemblait des ouvrages de divers domaines et était une source majeure pour sa documentation personnelle. Ses livres étaient pour lui des compagnons quotidiens : il les annotait, les comparait et en tirait des analyses profondes. Sa bibliothèque reflétait son amour du savoir et son esprit méthodique. Elle témoignait de son engagement constant dans l’étude, la réflexion et la transmission du savoir islamique.
Ash-Shawkani a dit :
« Ibn al Qayyim aimait rassembler les livres et en possédait une quantité incommensurable. Après sa mort, ses enfants en vendirent pendant longtemps, à l’exception de ceux qu’ils réservaient pour eux-mêmes. »
Chams Ad-Dine était un grand savant des cœurs et il est connu au travers des siècles pour cela. On peut se rendre aisément compte de ce fait en lisant certaines de ses œuvres. Par exemple, Al Fawa’id traduit habituellement par Les Méditations, ou bien Madaridj As-Salikin, traduit Le Sentier des Itinérants. Ibn Qayyim Al Jawziyya avait un lien fort avec son Seigneur et cela à plusieurs niveaux :
L’adoration était pour lui un remède et un exercice pour discipliner son âme. Ibn Kathir, dit un jour à son propos :
« Je ne connais personne de notre temps plus dévot que lui. »
Ce célèbre savant damascène était reconnu pour la longueur exceptionnelle de ses prières. En effet, ses inclinaisons et ses prosternations se prolongeaient longuement, au point de surprendre certains de ses compagnons. Il priait avec une concentration profonde et sans se laisser distraire. Et même lorsque ces compagnons le réprimandaient. Pour lui, ces moments n’étaient ni excessifs ni pénibles. Bien au contraire, il y trouvait la sérénité du cœur, l’apaisement de l’âme et une source de force intérieure.
Le cheikh a été un magnifique exemple d’ascétisme. Malgré son immense savoir et son haut degré de piété, il se reprochait ses manquements et pleurait sur ses péchés. Dans l’un de ses poèmes adressé à son fils Abu Bakr, il confiait :
« Mes péchés sont nombreux… ignorant de moi-même… aspirant à la proximité d’Allah malgré mes fautes… »
Son détachement du monde était remarquable, plus prononcé encore que chez certains disciples d’Ibn Taymiyya. Ne possédant que peu de biens, il privilégiait la richesse du savoir. Pour son fils Ibrahim, il composa le livre Tuhfat al Mawdud, n’ayant rien de matériel à lui offrir. Et par ce don, il lui donna un trésor spirituel immense…
Abu ‘Abdillah a eu un flot de belles paroles au cours de sa vie à l’exemple de celles-ci :
« Quand le corps est malade, la nourriture et la boisson ne lui profitent pas. De même, quand le cœur est malade par les passions, les exhortations ne lui profitent pas. »
[Al Fawa’id].
« La sincérité dans le cœur ne peut coexister avec l’amour de la louange, des éloges ou la convoitise des biens des gens, de la même manière que l’eau et le feu ne peuvent se mélanger. »
[Al Fawa’id].
« Les œuvres ne sont pas comparées par leur forme ou leur nombre, mais par ce qui est dans les cœurs. Ainsi, deux actions peuvent sembler identiques, mais en mérite, elles sont aussi éloignées que le ciel et la terre. »
[Madarij as-Salikin].
De nombreux ‘oulémas ont loué le savoir et la vertu de Shams Ad-Din. Cela, à l’instar du juge Burhan ad-Din az-Zar’i qui a dit :
« Sous la voûte céleste, nul n’a une science plus vaste qu’Ibn al Qayyim. »
L’imam as-Suyuti a dit :
« Ibn al-Qayyim composa, débattit, fit preuve d’effort d’interprétation personnelle et devint l’un des grands imams en exégèse, hadith, branches et fondements du droit, ainsi qu’en langue arabe. »
Ibn Nasir ad-Din ad-Dimashqi a dit :
« Le shaykh, l’imam, le grand savant Shams ad-Dîn, l’un des érudits vérificateurs, figure parmi les auteurs, perle rare des exégètes. »
Et Ibn Kathir a dit quant à lui :
« Ibn al Qayyim avait une belle récitation et un bon caractère, très affectueux. Il n’enviait personne, ne nuisait à personne, ne dénigrait personne et ne gardait rancune contre personne. »
Somme toute, des témoignages tout à fait exceptionnels.
La pédagogie qu’avait Ibn Qayyim Al Jawziyya envers ses élèves était fortement productive. A travers elle, il a produit un grand nombre d’élèves brillants. Et parmi les plus célèbres, nous citons :
Ibn Rajab a dit :
« Beaucoup ont acquis la science de lui, bénéficié de sa vie jusqu’à sa mort, et les savants le respectaient et se formaient auprès de lui… »
Quant au fait de mentionner Ad-Dhahabi parmi ses élèves, cela relève d’un débat sur des preuves discutables. D’ailleurs, certains avancent même le fait que c’est au contraire Ibn Al Qayyim qui fut lui un de ses élèves.
Ibn Qayyim Al Jawziyya est décédé dans la nuit du jeudi 13 du mois de Rajab, qu’Allah lui fasse miséricorde. Et Allah le rappela à Lui au moment de l’appel à la prière de la ‘Icha. Son décès suscita une grande émotion parmi les habitants de Damas qui connaissaient sa science, sa piété et son enseignement. Le lendemain, après la prière de Dhuhr, la prière mortuaire fut accomplie sur lui dans la Grande mosquée des Omeyyades. Une foule considérable se rassembla alors. Il y avait parmi elle des juges, des savants et des notables. L’affluence était telle que beaucoup se pressaient pour avoir l’honneur de porter son cercueil. Il fut ensuite conduit au cimetière de Bab As-Saghir où il fut enterré près de sa mère.
Ce grand savant été un auteur extrêmement prolifique. En effet, il a écrit plus de soixante ouvrages dans différentes sciences dont en voici quelques exemples :
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