Abrégé de l’exégèse d’ibn Kathir – Tafsir complet simplifié – 2 Volumes

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Cheikh Al Albani est sans aucun doute une figure incontestée en matière du hadith. En effet, son approche et sa méthodologie concernant cette branche en a fasciné plus d’un. Cheikh Al Albani était connu pour être un homme méticuleux en tout et d’une extrême précision dans ses propos. Autodidacte, il consacra sa vie à la vérification des chaînes de transmission du hadith. Sa dynamique était fondée sur le retour à la Sunna authentique, purifiée de toute source faible ou inventée. Ainsi, il passa toute son existence à étudier sans cesse et à répondre à des questions. Aujourd’hui, Al Albany a laissé un héritage considérable et une influence continue. C’est pourquoi, Les Joyaux d’Arabie vous propose de découvrir les grandes étapes qui ont façonnées sa vie.

Cheikh Al Albani : sa naissance et son émigration

Muhammad Nasir ad-Din ibn al-Hajj Nuh Al Albani est né en 1333 de l’Hégire (1914). Il a a vu le jour dans la ville de Shkodër, capitale de l’Albanie à l’époque Sa famille était pauvre et pieuse, fortement imprégnée d’un esprit scientifique. Son père était une référence pour les habitants, les instruisant et les guidant. Cheikh Al Albani a émigré avec son père à Damas, en Syrie, pour s’y établir définitivement. Cette décision familiale intervint après qu’Ahmed Zâgho (roi d’Albanie) ait orienté son pays vers une civilisation occidentale laïque.

Les débuts de son apprentissage religieux

Sheikh Al Albani a terminé ses études primaires à l’école Al-Is’af al Khayri à Damas, avec excellence. En raison de l’opinion de son père sur les écoles formelles du point de vue religieux, il décida de ne pas poursuivre les études classiques. Son père établit pour lui un programme d’enseignement centré, comprenant :

  • Le Coran
  • Le tajwid
  • La grammaire
  • La morphologie arabe
  • La jurisprudence selon l’école hanafite.

Cheikh Al Albani a mémorisé le Coran auprès de son père selon la récitation de Hafs ‘an ‘Asim. Il a également étudié le fiqh hanafite et certains ouvrages de langue et de rhétorique auprès de Sa’id al Barhani. Mais aussi, aux cours et séminaires du savant Bahjat al Baytar.

Le métier de réparateur d’horloges de cheikh Al Albany

Le cheikh a appris le métier de réparateur d’horloges auprès de son père et l’a maîtrisé. Il devint d’ailleurs une véritable renommée en la matière. Ce travail lui laissait du temps pour pouvoir lire et étudier.

Son installation en Syrie

Suite à sa formation technique au métier d’horloger, cheikh Albani entrepris de partir vivre en Syrie. Là, il put développer sa pratique de la langue arabe.

Son apprentissage du hadith, le début de sa carrière et ses premières publications

Sheikh Albani a commencé à étudier le hadith vers l’âge de vingt ans. Il a été influencé par les recherches publiées dans la revue Al Manar, dirigée par Muhammad Rashid Rida. Le premier travail qu’il entreprit dans le domaine du hadith fut la copie du livre Al Mughni ‘an Hamli as-Asfâr fî Takhrîj mâ fî al-Ihyâ’ min al-Akhbâr de Al ‘Iraqi. De plus, il y joint ses propres commentaires. Ce travail fut le point de départ d’un grand succès. En effet, cela le fit connaître dans les cercles scientifiques de Damas. Cela, au point que la direction de la bibliothèque Az-Zahiriyya de Damas lui dédia une salle pour y mener ses recherches. Son premier ouvrage de jurisprudence est Tahdhîr as-Sâjid min Ittikhâdh al-Qubûr Masâjid. Il a été publié à plusieurs reprises. Parmi ses premiers travaux méthodiques sur le hadith figure également Ar-Rawd an-Nadhîr fî Tartîb wa Takhrîj Ma‘jam at-Tabarânî al-Saghîr.

Al Albani entre dans la prédication

Fort de ses connaissances, cheikh Albani commença à entrer dans la da’wa en Syrie. Il visitait ainsi de nombreuses personnalités religieuses et engageait des discussions en matière de :

  • Monothéisme
  • Obéissance
  • Fanatisme juridique
  • Innovations religieuses.

Sa vision dérangeait beaucoup de monde et on commença à la blâmer. Mais il reçut aussi le soutien de certains comme Tawfiq Al Bazra et Bahjat al Baytar par exemple. Par ailleurs, il donnait une série de cours portant en autres sur les ouvrages suivants :

  • Fath Al Majid
  • Ar-Rawdah an-Nadhiyah
  • Usul al Fiqh
  • Al-Ba’ith al Hadith
  • ‘Ulum al-Hadith
  • Minhaj al Islam fi-l-hukm
  • Fiqh as-Sunnah.

Il donnait ses cours deux fois par semaine à des étudiants mais aussi à des professeurs d’université.

Son incarcération

Au début des années 1960, sheikh Al Albani était surveillé par le gouvernement syrien. Il fut incarcéré à deux reprises. La première fois, il fut emprisonné un mois à la Citadelle de Damas, la même prison où fut détenu Ibn Taymiyya. La deuxième fois, après l’intensification du conflit de 1967. Là, il fut de nouveau emprisonné, cette fois-ci à la prison d’Al-Hasakah. Il fut incarcéré pendant huit mois et rédigea un abrégé de Sahih Muslim.

Les voyages de sheikh Al Albani pour la prédication

Cheikh Al Albani répondit à l’invitation de l’Union des étudiants musulmans en Espagne. Il y prononça une conférence majeure : « Le hadith est une preuve par lui-même dans les croyances et les règles ». Il se rendit également au Qatar, offrant une intervention remarquée sur : « La place de la Sunna dans l’Islam ». Aussi, il entreprit plusieurs missions de da‘wa :

  • En Égypte
  • Au Maroc
  • En Grande-Bretagne.

Il reçut par ailleurs de nombreuses invitations à des conférences internationales. Il pu se rendre à certaines d’entre elles et pas dans d’autres en raison de son programme chargé. Il visita aussi le Koweït, les Émirats et plusieurs pays européens.

Anecdote célèbre sur sa vie

On raconte qu’un jour Al Albani travaillait en hauteur sur une échelle dans une bibliothèque. Alors, un élève vint lui poser une question au sujet d’un hadith. Sans interrompre ses recherches ni descendre, il lui indiqua immédiatement le livre précis. Mais aussi, le volume exact, le chapitre et même la page où se trouvait la narration. L’étudiant, surpris, vérifia et trouva le hadith exactement à l’endroit mentionné. Cette scène, devenue célèbre, illustre la mémoire prodigieuse du cheikh et sa familiarité exceptionnelle avec les sources du hadith. Elle démontre à quel point il passa toute sa vie à étudier les sources textuelles.

Services et distinctions

La Faculté de charia de l’Université de Damas chargea cheikh Al Albani d’extraire les hadiths liés aux transactions commerciales. Cela, pour l’Encyclopédie de la jurisprudence islamique. Il fut ensuite désigné membre du comité du hadith, créé durant l’union entre l’Égypte et la Syrie. Son rôle était alors de superviser la vérification et la publication des ouvrages de la Sunna. L’Université salafiste de Bénarès en Inde lui proposa la chaire du hadith. Seulement, il dû refuser en raison des difficultés de déplacement de sa famille causées par la guerre entre l’Inde et le Pakistan. En 1388 H, le ministre saoudien de l’Éducation lui demanda de diriger le département des études islamiques supérieures à La Mecque. Mais cela ne parvint à se concrétiser. Enfin, il fut nommé membre du Conseil supérieur de l’Université islamique de Médine. Puis, il reçut le Prix du roi Faisal en 1419 H (1999).

Paroles de savants sur Al Albani

De nombreux savants contemporains ont exprimé leur estime pour cheikh Al Albani. En effet, ils ont reconnu en lui la rigueur de sa méthodologie et l’immense apport de ses travaux. Ses recherches, son effort constant pour purifier la tradition prophétique, ont largement été salués.

Le témoignage de Muhammad Salih Ibn Al ‘Uthaymin

Al Uthaymin a dit à son sujet :

“Ce que j’ai pu observer du cheikh lors de mes rares rencontres avec lui, c’est qu’il était extrêmement attaché à l’application de la Sunna et à la lutte contre l’innovation. Que ce soit dans la croyance ou dans la pratique. À travers la lecture de ses ouvrages, j’ai constaté qu’il possédait une science immense en hadith, tant en transmission qu’en compréhension. Allah a fait profiter, à travers ses écrits, à de nombreuses personnes. Tant pour l’acquisition du savoir que pour l’orientation vers la science du hadith. C’est un grand bienfait pour les musulmans. Quant à ses travaux de vérification scientifique des hadiths, ils sont incomparables.”

Les éloges de Ibn Baz sur cheikh Albani

Ibn Baz avait une grande admiration pour cheikh Al Albani. En effet, il a dit à son propos :

“Je n’ai jamais vu, sous le ciel, un savant du hadith à l’époque moderne comparable au savant Muhammad Nâsir ad-Dîn Al-Albânî.”

On lui posa une question concernant le hadith du Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue :

« Allah enverra, pour cette communauté, tous les cent ans quelqu’un qui renouvellera sa religion. »

Il fut interrogé sur qui était le réformateur de ce siècle, et il répondit :

“Le Cheikh Muhammad Nâsir ad-Dîn Al-Albânî est, selon moi, le réformateur de cette époque, et Allah sait mieux.”

Paroles de cheikh Muqbil al-Wâdi’i à son propos

Ce grand savant de l’islam a dit au sujet de Al Albani :

“Je crois, et je rends témoignage à Allah de cela, que le Cheikh Muhammad Nâsir ad-Dîn Al-Albânî – qu’Allah le protège – fait partie des réformateurs à qui s’applique la parole du Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue :

« Allah enverra, pour cette communauté, tous les cent ans quelqu’un qui renouvellera sa religion. »

Le comportement de Muhammad al-Amin as-Shanqiti envers cheikh Al Albani

Cheikh ‘Abd Al‘Azîz al Haddah a dit :

“Le savant Shanqîtî honorait le Cheikh Al Albani d’un respect extraordinaire. Au point que lorsqu’il le voyait passer pendant son cours dans la Mosquée du Prophète à Médine, il interrompait sa leçon, se levait et le saluait debout par respect.”

Son décès

Le savant Al Albani s’éteignit la veille du samedi, le 22 Jumada al-Ākhirah 1420 H (2 octobre 1999). Il fut enterré après la prière de la ‘icha. Son inhumation fut volontairement accélérée pour deux raisons :

  • Respecter sa volonté
  • Éviter les difficultés liées à la forte chaleur qui marquait les jours suivant son décès, afin d’épargner toute gêne aux participants.

L’annonce de sa mort ne fut communiquée qu’à ses proches, afin de préparer sereinement les démarches funéraires. Malgré la discrétion et le délai très court entre le décès et l’enterrement, la nouvelle se propagea rapidement. Une foule de fidèles se rassembla pour accomplir la prière funéraire et l’accompagner dans ses derniers instants.

Liste d’ouvrages écrits par le cheikh

Voici des œuvres qui ont été composées ou revues par sheikh Al Albani :

  • Silsilat al Ahadith as-Sahihah
  • Silsilat al Ahadith ad-Da’ifah
  • Irwa al Ghalil fi Takhrij Ahadith Manar as-Sabil
  • Sifat Salat an-Nabi
  • Tamam al Minna fi at-Taliq ‘ala Fiqh as-Sunna
  • Tahdzir as-Sajid min Ittikhadh al Qubur Masajid
  • Adab az-Zifaf fi as-Sunna al Mutahhara
  • Ahkam al Janaiz wa Biduha
  • Hujjiyat Hadith al Ahad
  • Taliq ala al Kalim at-Tayyib
  • Mukhtasar al Ulou de l’imam ad-Dhahabi
  • Sahih al Jami as-Saghir wa Ziyadatuhu
  • Da’if al Jami as-Saghir wa Ziyadatuhu
  • Sahih Sunan Abi Dawud
  • Da’if Sunan Abi Dawud
  • Sahih Sunan at-Tirmidhi
  • Da’if Sunan at-Tirmidhi
  • Sahih Sunan an-Nasa’i
  • Da’if Sunan an-Nasa’i
  • Sahih Sunan Ibn Majah
  • Da’if Sunan Ibn Majah
  • Al Mishkat al Masabih
  • Al Adab al Mufrad.