Le fiqh est un domaine très important de la religion musulmane car il définit les règles de vie. En effet, la science islamique du fiqh s’occupe de relever les principes établis dans le Coran et la Sunna. Ainsi, au travers de cet ensemble de codes de valeurs, c’est tout le quotidien du musulman qui est définit. Et il faut savoir que la jurisprudence en Islam est un domaine étroitement lié à la science du hadith. Ceci, car l’Islam est une religion complète en tous points. C’est pourquoi, elle allie le spirituel à la pratique dans la vie des hommes et des femmes. Au vu de l’importance de cette discipline, Les Joyaux d’Arabie a mis le livre de fiqh à l’honneur. Dans ces lignes, vous pourrez découvrir les principes essentiels du fiqh en Islam.

Fiqh : la science de la connaissance des preuves et des jugements islamiques

Le fiqh (فِقْه) est le domaine de la religion qui s’attache à la compréhension de tout ce qui touche aux preuves textuelles. Et les recherches d’un savant du domaine, faqih en arabe (فَقِيه), se basent sur le Coran et la Sunna. Ainsi, le faqih extrait des règles islamiques tirées des enseignements coraniques et prophétiques. Et sachez que cette science est primordiale pour savoir comment adorer Allah comme il se doit. C’est dire à quel point la jurisprudence musulmane est importante. Quiconque est versé dans le domaine du fiqh atteint une connaissance étendue et profonde de l’Islam. Il devient ainsi parmi les clairvoyants et peut diriger sa vie en toute conformité. De plus, il est aussi un repère et un guide pour les autres.

Définition du fiqh dans la langue arabe

Le fiqh et sa définition trouvent au sein du dictionnaire Lisan Al ‘Arab l’explication suivante :

“La compréhension.

Et ce dictionnaire met aussi en avant le verbe faqiha (فَقِهَ) issu du même mot. Ainsi, lorsqu’un personne a ‘faqiha une chose’, on dit d’elle que :

“Elle l’a su, elle l’a assimilé par la raison, elle l’a compris.

Puis, vient également le verbe tafaqqaha (تَفَقَّهَ). Et celui-ci a le sens de :

“Apprendre et approfondir la compréhension.”

Mais en français, ce mot arabe se traduit par jurisprudence ou jurisprudence islamique. Par ailleurs, Ibn Manzur rapporte également que ce domaine est plus spécifique que la science, al ‘ilm. A ce titre, il avance que la science est la simple connaissance tandis que le fiqh est une connaissance approfondie et exacte.

Sa définition dans la terminologie islamique

En prenant le mot fiqh et en le rapportant dans un contexte religieux, son sens devient alors :

“La compréhension des significations profondes de la religion.”

A ce propos, Ibn Al Uthaymin a dit dans son livre de fiqh ‘Ilm al Oussou (La science des fondements), que :

“Le fiqh selon la terminologie est la connaissance des jugements pratiques de la Législation islamique avec leurs preuves détaillées.”

Il a ainsi repris une définition qui avait été donnée avant lui par Ash-Shafi’i. Et la connaissance (‘ilm) dont il est fait mention ici ne signifie pas seulement une simple connaissance. En effet, elle signifie au contraire une connaissance forte et prédominante. Et la fin de cette définition implique aussi qu’il faut des preuves spécifiques et non des règles générales.

Le fiqh est la science des droits et des devoirs en Islam.

Quels sont les divers domaines de la vie abordés dans un livre de fiqh ?

Acheter un livre de fiqh permet de découvrir de nombreux sujets. En effet, vous pourrez y découvrir des sujets tels que :

  • La purification
  • La prière
  • Les funérailles
  • La Zakat
  • Le jeûne
  • Le Hajj
  • La vente
  • Le mariage
  • Le divorce
  • Le fait de maudire
  • L’allaitement
  • Les récits
  • Les peines légales
  • Les serments
  • Les vœux
  • Le jugement
  • Les divers types de nourriture
  • Les divers types de boissons
  • L’habillement
  • L’affranchissement.

On en comprend donc qu’un livre de jurisprudence islamique est un outil très utile et complet pour le musulman. Vous pourrez trouver un livre relatif à la jurisprudence du mariage en cliquant ici.

La récompense obtenue par les savants pour leur effort personnel d’interprétation

Les savants du fiqh ont été évoqués dans un hadith. En effet, ‘Amr Ibn al ‘As, qu’Allah l’agrée, a rapporté à ce sujet une parole prophétique. Le Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, a dit :

« Lorsque le juge rend un jugement en s’efforçant (dans l’ijtihad) et qu’il atteint la vérité, il obtient deux récompenses. Et lorsqu’il rend un jugement en s’efforçant mais qu’il se trompe, il a une seule récompense. »

[Rapporté par Al Bukhari et Muslim].

Ibn Baz a dit concernant le savant qui se trompe :

“Ceci concerne le savant qui connaît les règles juridiques religieuses et qui n’est pas ignorant. Cependant, il se peut que certaines choses lui échappent ou que certains points lui paraissent confus. Alors, il s’efforce, cherche la vérité, examine les preuves du Coran et de la Sunna, et cherche le jugement légiféré.”

L’importance pour les musulmans de questionner les gens de science au sujet de la jurisprudence islamique

Dans Son Livre, Allah a ordonné deux fois les musulmans de questionner les juristes musulmans. Le premier verset est dans sourate An-Nahl au verset 43 :

{ Demandez donc aux gens du Rappel si vous ne savez pas. }

Quant au second qui est identique, il se trouve dans la sourate Al Anbiya (Les Prophètes) au verset 7.

As-Sa’di a dit :

“La généralité de ce verset contient une éloge des gens de science. Et le plus haut niveau de science est la connaissance du Livre d’Allah qui est descendu. En effet, Allah a ordonné à ceux qui ne savent pas de se référer à eux dans toutes les situations.”

Ibn Baz a dit :

“Tout cela fait partie des choses importantes en relation avec le fiqh.”

A ce sujet, vous trouverez des réponses sur notre époque contemporaine dans cet ouvrage de jurisprudence .

Versets du Coran liés au verbe de la compréhension

Au sein du Coran, nous trouvons de nombreux versets avec le verbe faqaha. Et selon le contexte, ce verbe a des sens différents. Par exemple, Allah a insisté sur la différence entre entendre Sa Parole et la comprendre. Il engage ainsi à la véritable compréhension basée sur Sa crainte révérencielle. Allah pousse ainsi à la méditation et à la réflexion intérieure qui est la véritable intelligence. Ce n’est donc pas toujours dans le sens technique du terme que ce verbe est mentionné dans les textes sacrés.

Verset sur l’incitation à l’apprentissage du fiqh en groupe

Dans la sourate At-Tawbah, au verset 122, Allah a enjoint le fiqh en Islam. Il a effectivement dit :

{ Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion pour pouvoir à leur retour avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde ? }

Et dans le verset en arabe, s’instruire dans la religion c’est :

tafaqqhou fi ad-dine.

C’est ici que l’on retrouve la même famille de lettres que dans le mot fiqh. Et Ibn Kathir a commenté ainsi :

Cela signifie : un groupe. Cela veut dire : des détachements militaires. Ils ne partent en expédition qu’avec sa permission. Lorsque ces détachements reviennent et qu’après eux du Coran a été révélé, ceux qui étaient restés auprès du Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, l’ont appris. Ils disent alors : “Certes Allah a fait descendre du Coran sur votre Prophète. Et assurément, nous l’avons appris.” Alors, ces détachements restent pour apprendre ce qu’Allah a fait descendre à leur Prophète après eux.

Verset sur la non-compréhension de l’homme quant à la manière qu’a la nature de glorifier Allah

Le verset 44 de la sourate Al Isra (le Voyage Nocturne) fait mention de la glorification d’Allah par la nature :

{ Les sept cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent célèbrent Sa gloire. Et il n’existe rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges. Mais vous ne comprenez pas leur façon de Le glorifier. }

Ici, c’est dans le sens de la négation que cela est dit. Et il ne s’agit donc pas là de la compréhension du fiqh dans les livres mais dans l’expression de la nature.

As-Sa’di a dit sur ce verset :

“La glorification des autres créatures, qui n’est pas dans votre langue, mais que connaît parfaitement le Connaisseur de l’invisible.”

Verset qui blâme les incroyants

Allah a blâmé les hypocrites dans la sourate Al Munafiqun (Les Hypocrites) au verset 7 en disant :

{ Et c’est à Allah qu’appartiennent les trésors des cieux et de la terre, mais les hypocrites ne comprennent pas. }

Ici aussi, comme précédemment, c’est dans le sens de la négation que cela a été dit.

Al Baghawi a dit :

“Que Son ordre, lorsqu’Il veut une chose, consiste à ce qu’Il dise : « Sois ! » et c’est alors.”

Et les hypocrites ne comprennent ni les signes d’Allah dans Sa création ni la jurisprudence islamique qu’ils rejettent.

Le fiqh en Islam est définit au travers des textes du Coran et de la Sunna.

Autre verbe dans le Coran ayant une signification proche ou équivalente

Dans la sourate Al Anbiya (Les Prophètes), le verset 79 mentionne le fait de donner la compréhension. Ceci avec un verbe similaire à faqqaha. Il s’agit du verbe tafahhama qui signifie le fait de faire comprendre. Le verset parle d’une histoire de Dawud et Suleyman, sur eux la paix, concernant un jugement. Cette affaire concernait un champ cultivé où des moutons allaient paître la nuit. Allah a dit :

{ Nous la fîmes comprendre à Soulayman. Et à chacun Nous donnâmes la faculté de juger et le savoir. }

Dans ce verset, Allah dit qu’il a tafahhama Sulayman,c’est-à-dire qu’il lui a donné la bonne compréhension de la jurisprudence. At-Tabari a dit en explication :

Nous avons fait comprendre l’affaire à ce sujet.

Et Al Baghawi a dit :

“Nous lui avons enseigné l’affaire et Nous l’avons inspirée à Sulayman.”

Il s’agit donc d’un terme proche dans le sens, voire identique.

Hadith célèbre sur le fiqh

Dans la Sunna, on trouve un hadith édifiant sur le fiqh. Il a été rapporté par Ibn ‘Abbas, qu’Allah l’agrée lui et son père. Effectivement, le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, a dit :

« Celui à qui Allah veut du bien, Il l’instruit dans la religion. »

[Rapporté par Al Bukhari et Muslim].

Et le verbe employé ici au présent est le verbe youfaqqih. Ce verbe de quatre lettres implique une action, à savoir celle de transmettre la compréhension.

Parole d’Ibn Al Uthaymin sur le don du savoir religieux

Ibn Al Uthaymin a dit quant au fait d’avoir des connaissances en Islam :

“Allah, exalté soit-Il, veut dans Sa création ce qu’Il veut, du bien comme du mal. Mais toutes Ses volontés sont en elles-mêmes un bien. Quant à Ses volontés, il y a en cela du bien et du mal et tout Son décret est un bien. Quant aux choses décrétées, elles peuvent comporter du bien ou du mal. Les gens sont comme des récipients. Parmi eux, celui dont Allah sait qu’il y a du bien dans le cœur. Alors, Il le guide et lui accorde le succès. Et parmi eux, celui dont Allah sait qu’il y a du mal dans le cœur. Alors, Il l’égare et l’abandonne. Qu’Allah nous en préserve.”

On comprend donc au travers de cette explication que seuls les musulmans au cœur pur peuvent acquérir ce savoir.

Qu’en est-il du cas de celui qui n’est pas instruit dans la compréhension religieuse ?

Ibn Baz a été questionné une fois au sujet de ce hadith par rapport au sens contraire qu’il implique. En effet, le questionneur a demandé :

“Celui qui n’est pas instruit dans le fiqh, Allah ne veut pas son bien ?”

Ce à quoi le cheikh a répondu clairement :

“Allah ne veut pas pour lui le bien. Nous demandons à Allah la protection.”

Il s’agit là d’une règle qui se nomme Al mafhoum al moukhalaf (ce qui est compris par le contraire). Et cette règle s’applique dans le cas où aucun texte n’est venu ailleurs apporter une information différente. Et dans le cas présent, elle s’applique bien, car aucune autre source n’est venue donner un autre sens.

Combien de fois le verbe faqaha est-il cité dans le Coran ?

Le verbe faqaha est cité 20 fois en tout dans le Coran. En effet, on le trouve au sein des versets suivants :

  • Sourate An-Nissa : verset 78
  • Sourate Al An’am : versets 25, 65 et 98
  • Sourate Al A’raf : verset 179
  • Sourate Al Anfal : verset 65
  • Sourate At-Tawbah : versets 81, 87, 122 et 127
  • Sourate Hud : verset 91
  • Sourate Al Isra : versets 44 et 46
  • Sourate Al Kahf : versets 57 et 93
  • Sourate Ta Ha : verset 28
  • Sourate Al Fath : verset 15
  • Sourate Al Hashr : verset 13
  • Sourate Al Munafiqun : versets 3 et 7.

On retrouve donc ce verbe en de nombreux endroits du Livre d’Allah. Et tantôt il est mis à la forme affirmative et tantôt à la forme négative.

Les compétences requises du juriste musulman

Pour qu’une personne soit apte à enseigner le fiqh et à l’appliquer, elle doit prouver sa capacité à le faire. Et pour cela, elle doit posséder les caractéristiques précises du domaine. En effet, maîtriser les règles de la jurisprudence musulmane comprend le fait de :

  • Avoir mémorisé le Coran et en connaître les sens
  • Connaître la science du hadith
  • Maîtriser la langue arabe
  • Connaître les fondements du fiqh et ses règles
  • Connaître le raisonnement analogique (qiyas)
  • Connaître les diverses méthodes d’ijtihad
  • Connaître les règles de la déduction
  • Connaître les paroles des Compagnons
  • Connaître le consensus des savants
  • Savoir évaluer les intérêts
  • Arbitrer entre des intérêts opposés
  • Arbitrer entre des préjudices contradictoires
  • Equilibrer entre l’application des finalités de la Shari’a
    et les textes juridiques.

Et l’achat un livre de fiqh ouvre la voie à ces connaissances profondes de la religion.

La jurisprudence islamique s'apprenait autrefois dans les mosquées.

Les 4 écoles de jurisprudence islamique

Dans l’Islam, le fiqh a trouvé sa réalisation dans l’histoire au travers de quatre écoles juridiques. Et ces écoles sont ce qu’on appelle des madhahib, mot traduit en français par : école, doctrine, système. Parmi elles, deux se sont développées dès le deuxième siècle après l’Hégire. Puis, les deux autres ont existé à partir du siècle suivant. Chaque école juridique a avancé ses arguments et il est arrivé que des erreurs soient commises. Et la raison est peut-être que certains textes de la Sunna ne leur étaient pas parvenus à leur époque. Les quatre imams qui ont mis au jour ces écoles de jurisprudence islamique étaient des hommes exceptionnels. En effet, ils ont excellé tant dans leur savoir que dans leur exemplarité dans la pratique religieuse. Et l’héritage immense des livres de fiqh qu’ils ont laissé est encore bénéfique jusqu’à nos jours. Qu’Allah les récompense grandement.

Le madhab hanafi

Cette école de jurisprudence est née au deuxième siècle et est la première des quatre. Son fondateur, Abou Hanifa an-Nu’man, est connu en matière de jurisprudence islamique pour avoir élargi :

  • Le qiyas : le raisonnement analogique
  • L’istihsan : la préférence juridique.

De plus, il avait aussi son propre musnad qui est une compilation de hadith. Sa méthodologie fut suivie par de nombreux musulmans dans beaucoup de pays :

  • L’Egypte
  • La Perse
  • L’Inde
  • Le Sind
  • Byzance
  • Bukharah
  • Le Yémen.

Et le livre de fiqh majeur de son école est Al Mabsout. Il dit un jour sur sa façon de concevoir le fiqh :

“Je prends d’abord le Livre d’Allah. Si je n’y trouve pas, je prends la Sunna du Messager d’Allah. Si je ne trouve rien ni dans le Livre d’Allah ni dans la Sunna du Messager d’Allah, je me réfère aux paroles de ses Compagnons.”

L’école de fiqh l’imam Malik

Le madhab maliki remonte au deuxième siècle de l’Hégire. Cet illustre imam du fiqh suivait dans sa méthodologie la démarche des savants de Médine. Les fondements de son école reposent premièrement sur les sources traditionnelles (an-naqliyyah). Cela comprend le Coran et la Sunna de même que les habitudes des gens de Médine. Dans un second temps, sa doctrine est basée sur les sources dites rationnelles (‘aqliyyah) :

  • Le qiyas
  • L’istihsan : la préférence juridique
  • L’istishhab : le maintien du jugement initial, tant qu’aucun élément nouveau ne le contredit
  • Les masalih mursalah : les intérêts publics non explicitement mentionnés
  • Le sadd adh-dhara’i : la prévention des moyens menant au mal)
  • Le ‘urf : La coutume et l’usage.

Dernièrement, sa méthode est basée sur les avis juridiques successeurs des Compagnons (tabi’in) puis ses propres avis. Et le livre de fiqh Al Mudawwana al Kubra est l’ouvrage principal de cette école.

La méthodologie shafi’ite

L’imam Muhammad Ibn Idris Ash-Shafi’i Al Qurashi est l’instaurateur de la troisième école de juridiction musulmane. Il étudia auprès de l’imam Malik et avait une mémoire incroyable. Dans son livre de fiqh Ar-Risala, mais aussi dans Al Umm, il expliqua sa vision de la jurisprudence :

  • Le Coran.
  • La Sunna
  • L’ijma’ (le consensus), lorsqu’il existe
  • A défaut, l’avis d’un Compagnon s’il n’est pas contredit par un autre Compagnon.

Dans le temps, son école était tellement puissante que certains appelèrent les adeptes de sa méthodologie les :

“Ahl al hadith (les gens du hadith).”

Et il a aussi été dit que parmi les quatre imams, Ash-Shafi’i était celui qui avait le plus de savoir. Savez-vous que pour apprendre le fousha (l’arabe littéraire) il vécut treize ans dans une tribu qui le parlait ?

La compréhension du fiqh au travers du madhhab hanbali

Il s’agit de l’école de fiqh créée par l’imam Ahmed. Et sa création s’est faite sur la base d’une série de questions-réponses. En effet, ses élèves le questionnaient et par la suite ils ont enrichi son enseignement en développant des ramifications. De même, ils ont fait des déductions et appliqué l’analogie à partir de sa méthode et de ses sources. Parmi eux, Les Joyaux d’Arabie cite les plus célèbres :

  • Le qadi Abu Ya’la
  • Ibn al-Jawzi
  • Ibn Qudamah
  • Ahmed Ibn Taymiyyah (il maîtrisait les 4 écoles !)
  • Ibn Rajab.

Mais par la suite, trois autres savants ont aussi façonné le madhhab pour lui donner sa forme définitive. Il s’agit de :

  • Ali ibn Sulayman al Mardawi : il codifia l’école
  • Al Hajjawi : il structura le madhab
  • Ibn an-Najjar : il structura également le madhhab.

Et dans cette école, Al Moughni est le livre de fiqh majeur.

Paroles de Compagnons sur la valeur du fiqh en Islam

Il est rapporté de ‘Ali ibn Abi Talib, qu’Allah l’agrée, qu’il a dit :

Voulez-vous que je vous indique qui est le véritable faqih ? C’est celui qui ne fait pas désespérer les gens de la miséricorde d’Allah, qui ne les met pas à l’abri de la ruse d’Allah, qui ne leur accorde pas de permission dans les désobéissances à Allah. Et qui ne délaisse pas le Coran par attrait pour autre que Lui.”

Il est rapporté que ‘Umar, qu’Allah l’agrée, a dit :

“Le fiqh ne consiste pas en de longs discours, en l’abondance de paroles inutiles ni en la multiplicité des narrations. Mais le fiqh est la crainte d’Allah.”

Et Al Hassan, qu’Allah l’agrée, a dit :

“Le faqih est celui qui est détaché de ce bas-monde, qui désire l’au-delà, qui est clairvoyant dans sa religion et assidu dans l’adoration.”