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Cheikh Ibn Baz fait partie des personnalités grandioses qui ont marqué la Umma. Il fut en effet un homme dévoué au savoir religieux et propagea la science abondamment. Cheikh Ibn Baz appartient à cette époque qui a vu les premiers audios et les premières vidéos. De fait, nous pouvons bénéficier de nombreuses de ces paroles. Et il a abordé de très nombreux sujets avec des sujets nouveaux liés à la modernisation des sociétés. Aujourd’hui, Ibn Baz fait partie des savants contemporains de premier plan. Ces livres et avis juridiques sont un appui solide pour les musulmans des quatre coins du monde. C’est pourquoi Les Joyaux d’Arabie a voulu mettre la biographie de cheikh Ibn Baz à l’honneur.
Cheikh Ibn Baz de son nom complet Abd Al-‘Aziz ibn ‘Abd Allah ibn Baz, est né à Riyad. Le jour de sa naissance est celui du 9 du mois de Rajab 1328 de l’Hégire. Et cette date correspond au 21 novembre 1910. Sa mère s’appellait Hiya bint ‘Uthman ibn Abd Allah ibn Khuzaym et son père Abd Allah ibn Baz. Il est décédé trois ans après sa naissance. Quant à sa mère, elle mourut alors qu’il avait 25 ans. Ibn Baz était de constitution fragile dès son enfance et il ne put ne put marcher qu’à l’âge de trois ans. A sa naissance, il avait une vue normale. Mais en 1346 H il contracta une maladie oculaire. Par la suite, il devint aveugle en 1355 H. Par ailleurs, il avait un unique frère né du même père et de la même mère du nom de Muhammad.
Ibn Baz est né dans une famille qui se distinguait dans le recherche de la science islamique. En effet, il descend d’une famille reconnue pour sa piété. Parmi ses illustres membres citons :
Ainsi, l’environnement familial dans lequel grandit sheikh Ibn Baz, contribua largement à façonner son parcours.
Le parcours scientifique de shaykh Ibn Baz commença par l’apprentissage du Coran avant l’âge de la puberté. Cela eut lieu sous la direction du ‘Abd Allah ibn Mufayrij. Puis, il se consacra sérieusement à l’étude auprès des savants de Riyad dont :
Avec de tels sommités à ses côtés, il débuta sa formation de la meilleur des manières. Cela lui donna des bases solides et il ne cessa jamais de développer ses connaissances.

Après s’être distingué dans les sciences religieuses et la langue arabe, cheikh Ibn Baz fut nommé juge en 1357 H. Ses fonctions officielles ne l’ont jamais détourné de sa quête de savoir. Bien au contraire, il approfondit de nombreuses disciplines. Ibn Baz porta une attention particulière à la classification et la vérification des hadiths. De fait, son jugement sur leur authenticité ou non devint une référence. Cela se refléta dans ses écrits et fatwas, où il choisissait toujours les opinions étayées par des preuves solides.
Ensuite, shaykh Ibn Baz se mit à enseigner au sein de l’Institut scientifique de Riyad. On était alors en 1953. L’année suivante, il fut nommé professeur à la Faculté de Charia de Riyad. Là, il enseigna à ses élèves, dont le grand mufti actuel, divers domaines :
Et cela, jusqu’en 1960. Puis, en 1961, il devint vice-président de l’Université islamique de Médine. Il occupa ce poste jusqu’en 1970, puis il en prit la présidence jusqu’en 1975. Le 20 octobre 1975, un décret royal le nomma Président général des départements de recherche scientifique, de fatwas, de da’wa et de guidance. Ainsi, il obtint à travers cette nomination le rang de ministre. Il occupa ce poste jusqu’à son décès, tout en présidant deux grandes sphères du savoir religieux :
Ibn Baz était un homme qui aimait profondément la langue arabe. En effet, il en était très imprégné et aimait en découvrir et connaître les sens profonds et subtilités. C’est pourquoi, en raison de ses larges connaissances dans le domaine, il a été nommé professeur à la Faculté de langue arabe de Riyad. Et cela eut lieu dès son inauguration. Dans ce centre, il participait activement aux activités et aux conférences du Club littéraire affilié aux facultés et instituts. Grâce à sa bonne supervision, de nombreux étudiants ont été formés en ce lieu.
Nombreuses ont été les responsabilités de ce savant au cours de sa vie. A ce titre, nous pouvons en citer quelques-unes qui sont les suivantes :
On lui connaissait une grande constance dans toutes ces affaires. D’ailleurs, cheikh Ibn Baz n’a jamais pris de congé depuis sa nomination comme juge jusqu’à sa mort.
En 1414 H (1993), le cheikh fut nommé grand mufti d’Arabie Saoudite. Cette nomination intervint lorsque le royaume rétablit officiellement cette fonction après plusieurs décennies de suspension. Il devint ainsi la plus haute autorité religieuse du pays. Cette nomination fut marquante car il fut le premier grand mufti issu d’une famille autre que celle des Āl ash-Shaykh. Effectivement, cette dernière est traditionnellement détentrice du rôle depuis la fondation du royaume. Ce choix traduisait la confiance que le gouvernement plaçait en sa compétence juridique, sa rigueur et son influence religieuse. En accédant à cette fonction, Ibn Baz consolida sa stature d’autorité majeure du monde islamique contemporain.

Ce grand savant saoudien est reconnu pour ses nobles qualités tant sur le plan moral que spirituel. Effectivement, il se distinguait par sa profonde piété, son humilité sincère et sa simplicité de vie. Ainsi, il reflétait l’exemple des Pieux Prédécesseurs. Sa droiture et son intégrité inspiraient confiance et respect.
Cheikh Ibn Baz avait une autorité qui imposait le respect. Sa dignité était renforcée par le fait qu’il évitait tout discours vulgaire, paroles indécentes ou offensantes à la pudeur. Dans ses assemblées, le rire était rare et modéré. Au contraire, ses cercles étaient emplis du rappel d’Allah, de réflexion et de méditation sur l’au-delà. Il s’asseyait volontiers avec les pauvres et les nécessiteux, marchait avec eux, leur parlait avec douceur, et acceptait toujours les conseils. Partout où il se trouvait les gens se pressaient autour de lui. Alors, il écoutait chacun avec attention, comme si la personne était la plus importante. Il répondait aux besoins et demandes de tous avec patience et facilité.
Le cheikh était pourvu d’une grande clairvoyance et d’une perspicacité aiguë. En effet, il savait discerner les hommes et leur rang réel. Par cette fine analyse, reconnaissait les hommes sérieux parmi les prédicateurs et les étudiants. Alors, il les honorait davantage et les plaçait en avant en leur témoignant un respect particulier. De plus, il savait discerner les chefs de tribus et distinguer le bon du mauvais parmi eux. La perspicacité est une qualité reconnue et une vertu louable des grands savants et des hommes de mérite et de guidance. A ce propos, Ibn al Qayyim a dit :
“La perspicacité de foi (farasa imaniyya) est un don lumineux qu’Allah inspire dans le cœur de Son serviteur, lui permettant de distinguer le vrai du faux, le réel de l’illusoire, et le sincère du menteur.”
La mémoire du cheikh était exceptionnelle ainsi que sa rapidité d’esprit. De même, sa capacité à se rappeler les questions scientifiques avec une compréhension large. Ainsi, il maîtrisait ce qu’il avait appris avec discernement et clairvoyance. Interrogé sur des hadiths critiqués dans les Six Livres (Al Kutub as-Sitta) ou autres, il pouvait :
Il avait par la grâce d’Allah mémorisé les deux Sahihs et pouvait presque tout restituer de leur contenu. Une fois quelqu’un lui demanda :
“Est-ce que vous avez mémorisé les deux Sahihs ? ”
Il répondit :
“Oui, grâce à Allah et à Sa générosité.”
Sheikh Ibn Baz précisa toutefois que le Sahih Muslim demande un peu d’attention et de révision.
Le cheikh était sans conteste un pilier de la langue arabe. Son éloquence se manifestait dans ses écrits, ses conversations, ses sermons et conférences. Il avait un discours lumineux, des intonations touchantes et une expression linguistique élégante. Aussi, il privilégiait toujours un style clair et accessible, connu sous le nom de “facile mais profond”. Il est courant que les savants aveugles se distinguent par la maîtrise de l’expression et la force de l’argumentation. Cela, car ils s’appuient essentiellement sur la parole, la prédication et l’enseignement.
Le mercredi 26 Muharram 1420 H, (12 mai 1999), à l’âge de 89 ans, cheikh Ibn Baz tomba dans le coma. Il fut alors transporté à l’hôpital King Faisal à Ta’if. Il est décédé en route, avant même d’avoir atteint l’hôpital, qu’Allah lui fasse miséricorde. Par la suite, il a été enterré à La Mecque. Après son décès, environ 85 cheikhs et savants lui ont rendu hommage.
Les écrits qu’il a laissés se présentent principalement sous forme de courts traités. Ils ont pour objectif de répondre aux besoins des gens et à leur vie quotidienne. Ces publications dépassent 35 titres, parmi lesquels :
De véritables mines de savoir laissées en héritage !
5/5
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